« Ne pas se laisser envahir par la peur. » – Jeannine Debocq, 83 ans
« Il faut qu’ils pensent à un avenir, à leur avenir. » – Jacqueline, 94 ans
« Les jeunes doivent essayer de ne pas y penser. » – Mme Benoit, 83 ans

Rêveurs,
Et si un jour le monde était parfaitement en paix,
Qui trouverait à nous embêter ?
Et si un jour le monde était parfaitement en paix,
Je vous rappelle, cela n’a jamais existé.
On nous dit de croire en nos rêves,
Mais dans ce monde de brutes,
Rien ni personne n’est clair,
Venez :  on va habiter dans une hutte.
Loin de tout ces fils de … ,
Vous connaissez la suite,
Pas besoin d’être plus explicite.
Les anciens nous disent de ne pas avoir peur,
Mais comment faire dans ce monde d’horreurs ?
On ne peut arrêter d’y penser…
Les terroristes ne nous empêcheront pas de rêver !
Mais dans ce monde de brutes,
Le futur n’est pas certain,
Attendez : 5, 4, 3, 2, 1,
On a atteint notre but.
Une nouvelle année de passée,
Maintenant on va continuer,
On peut arrêter d’y penser :
Ils ne nous empêcheront pas de rêver.

je-suis-charlie

Maureen
Classe de 1ère SMTG,
Lycée Duhamel du Monceau – Pithiviers (45)

 

mains

Nous ferons tout pour nous relever,
Nous battre pour notre liberté
Et surtout toujours rester soudés.

Nous, jeunes d’aujourd’hui et de demain,
Essayerons de tout prendre en main
Pour sauver notre destin.

Nous, jeunes d’aujourd’hui, allons veiller,
Vous, jeunes d’hier, allez nous conseiller,
Nous, tous ensemble allons nous aimer.

Marine
Classe de 1ère SMTG,
Lycée Duhamel du Monceau – Pithiviers (45)

 

Poème à Mamita

Avec le temps, peut-on faire le deuil de la guerre ?
D’après ce que tu nous dis Mamita,
Cela provoque la misère,
Car il y a eu beaucoup de guerre et de froid.
Qui ont gravé ces souvenirs,
Telle la violence, la souffrance et la malchance.
Tu souhaites pour nous un meilleur avenir !
Et nous, aurons-nous cette chance ?

Mais il y a tous ces attentats !
Dit Mamita.
Cette violence est encore présente.
Dans Charlie,
Que de corps meurtris !
Puis dans la salle du Bataclan,
C’était effrayant !
Maintenant combien de personnes absentes ?
Hantent les familles traumatisées,
De ces images  ancrées.

La guerre dit Mamita,
Ça ne s’oublie pas,
C’est comme les attentats !!!

Joséphine
Classe de 1ère SMTG,
Lycée Duhamel du Monceau – Pithiviers (45)

 

2015

« On est bouleversé. Ça y est, « ça »  recommence ! » (Ginette, 88 ans)

En une seule année
Beaucoup de morts et de blessés
Beaucoup de familles de victimes ont étaient troublées
Beaucoup de français  touchés
Et le monde entier uni pour nous aider
Et tout ça en une seule année
Ne pas changer et continuer, voilà nos résolutions pour les prochaines années.

pensee

Une pensée aux personnes qui nous ont quittées

Zakaria
Classe de 1ère SMTG,
Lycée Duhamel du Monceau – Pithiviers (45)

 

Depuis le 13 novembre, aurez-vous le sentiment d’un déjà vu ?
« Oui, les atrocités d’Oradour-sur-Glane, en Haute-Vienne, où 642 personnes (femmes et enfants) ont été massacrés par les SS le 10 juin 1944, brûlés vif dans l’église du village. La rafle des juifs du Vel d’Hiv, les déportés en camps de concentration … »
Chocho, 88 ans

fleur-au-bout-du-fusilUne vie dure

Ce fameux vendredi
Dans lequel beaucoup ont péri
A fait remonter ton passé
Que tu voulais oublier

La douleur
Est dans ton cœur
Mais le malheur
Mourra de peur

L’amour est une force
Qui malgré tout nous unit
Les terroristes sont féroces
Mais eux sont punis

Tout ça ne recommencera pas
Car tout votre savoir
On le gagnera
Ne perdez pas espoir
La relève est là.

Tifanny
Classe de 1ère SMTG,
Lycée Duhamel du Monceau – Pithiviers (45)

 

Plus jamais…

Cette petite voix qui vous dit que vous êtes inutiles,
Que vous pouvez vous apitoyer,
Vous avez le choix : l’écouter ou vous battre,
Être tristes ou lutter,
Faire comme si de rien n’était ou vous opposer.
Bien plus qu’une envie une question de volonté.

Certaines personnes pensent que les anciens
Se contentent d’enchaîner machinalement et refaire inlassablement les mêmes choses.
Ils se trompent.
Les anciens c’est pas ça !
Les anciens c’est notre passé et notre futur,
Les anciens c’est ceux qui ont maintenu notre liberté !
La liberté de choisir où on veux aller et d’y aller !
La liberté de s’exprimer !
La liberté d’aller plus loin et encore plus loin !

Soyez fiers de ce que vous avez réalisé !
Du mode de vie que vous nous avez apporté,
Et des valeurs qui nous guident.
Vous êtes peut être pas les plus rapides les plus intelligents ou les plus forts, peu importe…

Ce qui compte c’est votre la volonté !
Cette volonté que vous mettez dans chaque pas !
Cette volonté que vous mettez dans chaque message !
Cette volonté que vous mettez dans chaque avis !

Ce qui nous permet d’avoir cette volonté de progresser,
De nous dépasser, d’atteindre nos objectifs,
Pour les atteindre on n’a pas peur d’échouer.
On n’a pas peur de tomber, de se blesser ou de se battre.
Parce que chaque effort,
Chaque douleur,
Chaque obstacle franchi nous rapproche un peu plus de la victoire !

Peu importe les difficultés, les critiques ou le regard des autres.
Tous ça ne compte pas !
Ce qui compte c’est vous et vous seuls !
Vous et votre état d’esprit !

Grâce à vous, on est libre d’aller où on veut alors ne vous sentez plus jamais inutiles !

boxe

Thomas
Classe de 1ère SMTG,
Lycée Duhamel du Monceau – Pithiviers (45)

 

Poème pour Irène

« J’ai mon petit-fils qui a été blessé au Bataclan. Au dos, et à la jambe. Il a été opéré trois fois. C’est un jeune homme charmant. Il m’a dit « Ne t’inquiète pas, Mamie, je vais bien » » – Irène 83 ans

Irène, ne vous inquiétez pas ;
Nous, les jeunes, ne baisserons pas les bras ;
Quoi qu’il arrive,  nous resterons unis
Et éviterons de nouveaux ennuis ;
Anciens, ne vous inquiétez pas
Cela ne recommencera pas ;
Sachez que la liberté sera plus forte
Face à ce que cette violence apporte ;
Restons unis, tendons nos mains
Pensons à ceux qui sont morts pour rien
Et faisons-en notre force de demain !

Photo de Marine Pitaresi

Marine P.
Classe de 1ère SMTG,
Lycée Duhamel du Monceau – Pithiviers (45)

 

« Quand on est jeune, on a toujours un avenir, on peut rêver. » – Jacqueline, 94 ans

Attention j’attaque sur un cliché
C’est sûr en étant âgé on reste couché
A se demander ce qu’aurait été notre passé sans ces hommes fusillés ;
A se demander ce qu’on aurait fait pour sauver ces villages bombardés
Ça y est, j’me détache de mon sujet ;
Jacqueline vous disiez qu’on pouvait toujours rêver j’ai même envie de rajouter :
On peut se moquer de leurs impiétés et de leurs péchés
Qui pense quoi de qui ? qui dit quoi de qui ?
Sur leurs doctrine est marqué « faites couler le sang sur leurs poitrines »
N’éprouvez aucun attachement à ces non-croyants ;
Moi j’m’en fiche de ça j’suis agnostique et sarcastique
Attention à prendre ce qui suit avec un ton humoristique :
Notre foi aux abois en haut d’un beffroi provoquera leur désarroi et leur effroi,
Notre ferveur en leurs défaveurs aura un effet dévastateur,
Mettons un juron sur leurs illusions, leurs tergiversations,
Leur dévotion pour une soi-disant vénération :
Faire des profanations sur les cinq nations
Une malédiction en vers pour leurs adorations
Une insulte envers leur culte : une satire d’une « une »;
Notre ignorance envers leurs carences en transparence
Provoquera l’amnésie de leurs hérésies
D’attirer ces gens dans un guet-apens pour les sacrifier au géant
Voilà  ce qu’ont pensé leurs soit disant dirigeants.

bouddha

Thomas
Classe de 1ère SMTG,
Lycée Duhamel du Monceau – Pithiviers (45)

 

Réponse a Jeannine Debocq
« Il faut continuer de sortir dans les lieux publics en restant vigilant. Ne pas se laisser envahir par la peur. »

La peur, vous avez grandi avec, avec la peur de peut-être, ne pas rentrer à la maison le soir en revenant de l’école. La peur de ne plus revoir ses parents et ses frères et sœurs… Je ne veux pas grandir avec cette peur au ventre, cette peur qui me suit chaque jour, du matin au soir. Avoir peur de chaque bruit qui se produit autour de moi, la peur d’aller dans des endroits car cela est dangereux. Je veux continuer à vivre normalement sans  craindre la mort, je veux continuer à sortir dans des lieux où j’ai l’habitude d’aller ; où tout le monde va. Je veux continuer à aller faire les magasins à Orléans avec mon copain, je veux continuer à me balader dans les rues de cette ville au moment de Noël, aller au cinéma pendant les vacances scolaires et prendre encore des centaines de photos sur les quais de Loire avec le paysage, sans que je me dise que c’est peut-être les dernières de notre vie car on ne sait pas ce qui peut ce passer à chaque instant… Je veux photographier le plus de moments possibles avec la personne que j’aime pour que peut-être un jour, nos enfants, les voient et se disent qu’on vivait une belle époque. J’aimerais vivre encore tellement de choses sans être envahie par la peur de, peut-être, ne plus pouvoir voir mes parents, ma sœur, jouer avec mon neveu et plonger mon regard dans celui de la personne à qui je tiens le plus au monde, la personne que j’aime. Vous avez vécu tellement de choses dans votre vie et la guerre est sûrement celle que jamais vous n’oublierez, vous avez vécu la guerre et maintenant c’est à nous de la vivre à notre tour ? La « Der des Der » ne doit pas recommencer, surtout pas. Des hommes, des femmes et des enfants se sont battu pour leur liberté, pour notre liberté et je ne pourrais tolérer qu’ils se soient battu en vain. Le monde voudrait se réveiller sous un nouveau jour et que la guerre ne soit plus présente sur terre, je voudrais me réveiller un matin en me disant que tout cela n’était qu’un cauchemar, que les tueries qui se sont produites l’an passé ne se sont pas produites et que chaque personne morte et blessée par ces choses soit présente avec nous. Vous avez grandi pendant la guerre, j’aimerais que vous voyez notre pays, notre monde en paix pour que la peur que vous avez en vous disparaisse à jamais, que vous vous sentiez libérée de tout cela, que les personnes mortes lors de cette guerre, celle qui se produit en moment, les personnes mortes lors des guerres précédentes dont celle que vous avez vécu, ne soient pas mortes pour rien, que votre liberté soit garantie pour toujours. J’aimerais que vos peurs d’étant enfant, vos craintes soient emportés par le coucher de soleil vers la nuit et qu’ils y restent a jamais pour que vous soyez rassurées et apaisées maintenant. J’aimerais qu’en regardent le coucher de soleil chaque soirs, toutes les peurs du monde sur cette guerre partent à jamais et qu’à l’aurore, nous nous réveillons sous un nouveau jour, un nouveau monde à découvrir avec les personnes qu’on aime.

soleil

Claire
Classe de 1ère SMTG,
Lycée Duhamel du Monceau – Pithiviers (45)

 

«  Quand on est jeune on a toujours un avenir, on peut rêver ! Si les jeunes ont quelque chose en tête qu’ils veulent faire, ils le font. Si j’étais jeune, je n’aurais pas peur de l’avenir ! »

« Quand on est jeune on a toujours un avenir, on peut rêver ! »

J’aime beaucoup cette phrase, elle nous montre bien que vous les « anciens », comme Mme Delvincourt vous surnomme, vous croyez en l’avenir, au futur, mais aussi en nous. On ne se connaît pas mais on a comme l’impression que vous nous faites déjà confiance. Alors nous les jeunes d’aujourd’hui, les vieux de demain, nous allons tenter de croire en l’avenir et de tout faire pour que vous soyez fières de nous, du monde que nous allons créer, et de l’avenir que nous offrirons aux jeunes de demain. Sachez que nous ferons tout pour que l’avenir soit meilleur, que le monde retrouve cette paix que vous aviez réussis à acquérir, et que nous sommes entrain de perdre. Les personnes qui nous font perdre cette paix, ne sont pas conscientes des sacrifices que vous avez faits pour nous l’offrir, et qu’ils sont en train de détruire cette précieuse paix. Alors croyons en l’avenir, et en nous car «  quand on est jeune on a toujours un avenir, on peut rêver ! »

Ce texte n’est peut-être pas très poétique, pour ne pas vous mentir, je n’ai pas vraiment l’âme poétique ni le talent de l’écriture, mais je vous ai donné mon avis, mes ressentis, mes idées… Et j’espère que mon « texte poétique » vous plaira.

Espoir

Juliette
Classe de 1ère SMTG,
Lycée Duhamel du Monceau – Pithiviers (45)